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Lorsque votre soumise aura atteint un stade de soumission irréversible, vous éprouverez peut-être l'envie d'exercer votre pouvoir en dehors de l'intimité de votre foyer. Cela n'a rien d'indispensable : je me plais à imaginer que, parmi la foule des couples anonymes que l'on côtoie chaque jour, il existe de nombreux cas d'épouse consciemment asservis à la loi rigoureuse de leur mari et que l'on ne soupçonne pas parce que cette domination ne dépasse pas le cadre de leur foyer. Je vais donc dresser maintenant un panorama rapide de différentes possibilités offertes par la présence de personnes étrangères, connues ou inconnues, ignorantes ou averties de ce qui se passe devant elles, ou encore participant directement à cette action.
Un public ignorant
C'est une forme particulière d'humiliation. Dans la plupart des cas, votre soumise portera sur elle une marque indéniable et éventuellement douloureuse de sa servitude (chaîne, ceinture de chasteté, godemiché, coups de cravache, parures diverses). Mais cette marque n'apparaîtra pas, du moins à première vue. Il est préférable que vous soyez à ses côtés si elle a une quelconque possibilité de se débarrasser de la chose encombrante.
Au milieu de la foule la plus dense, elle seule saura, et vous aussi, bien sûr, qui vous amuserez de cette honte inavouable.
Un public anonyme
C'est une possibilité limitée par l'état navrant de nos moeurs, mais fort intéressante malgré tout. Dans un lieu où vous ne risquez pas de rencontrer des gens qui puissent vous connaître que votre soumise soit contraint d'exhiber partiellement de marques de sa condition servile. Cela peut consister à lui faire porter un fouet encombrant comme sur un plateau, à l'emmener choisir et essayer les habits nécessaires à son travestissement, à maintenir ses mains derrière le dos, à ne jamais lever les yeux vers vous, à vous appeler « Maître », à laisser dépasser de son maillot de bain les traces évidentes de coups de cravache, etc.

Au contraire, vous pouvez aussi participer activement à la manouvre en portant vous-même le fouet, une tenue arrogante, en donnant des ordres à votre soumise. L'avantage principal de cette technique, outre une humiliation intense de votre soumise, est de pouvoir entrer facilement en contact avec d'autres dominatrices, d'autres esclaves déjà asservis ou encore inexploités.
Pourtant, veillez à ce que cette exhibition ne soit pas trop agressive : que le rideau fasse découvrir la présence d'un mystère, mais qu'il ne le dévoile surtout pas. L'un des charmes de cette pratique est justement d'observer l'attitude de personnes qui soupçonnent quelque chose sans être sûres de rien.
Un public averti
Ce cas ne se présentera que lorsque vous serez certain que vos interlocuteurs directs sont intéressés autrement que par une curiosité malsaine, et qu'ils sont éventuellement disposés à participer physiquement à vos jeux. D'ailleurs, il n'est jamais indispensable que toutes les personnes présentes soient au courant de ce qui se passe. A côté de personnes averties peut se trouver un public ignorant et anonyme. Ainsi à propos de l'exemple de la cordelette donné plus haut, en voici une utilisation dont l'effet est irrésistible.
Il est particulièrement amusant d'être dans un café, par exemple, en compagnie de votre soumis[e] et d'un dominateur ou une dominatrice (qu'il ne connaît pas : décrivez ce que vous avez imposé récemment à votre soumis[,e], les parures qu'il porte éventuellement, etc. ; faites-lui également prononcer certaines déclarations appropriées aux circonstances.
La présence d'un public ignorant, celle de ce dominateur ou cette dominatrice inconnue mais si rapidement mise au courant des détails les plus humiliants de sa servitude, feront prendre à votre soumis[,e] une conscience extrêmement aiguë de sa condition. Si cette rencontre est destinée à le confier, temporairement ou définitivement, à cette autre personne, soyez sûre qu'[il,elle] vous fera honneur en lui témoignant dés à présent une soumission exemplaire, l'entrevue l'ayant placé d'emblée dans une situation dont il ne pourra pas se défaire de sitôt.
Méfiez-vous toutefois de confondre un témoin anonyme qui comprend mais n'approuve peut-être pas, avec une personne sincèrement intéressée par le sujet.


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