Humilliations


Principe

Alors que le ou la soumis(e) n’a pas d’autre possibilité que de subir un supplice, l’humiliation exige de lui ou d’elle, une acceptation plus ou moins importante, mais réelle. Il en résulte que la douleur qu’il ou qu’elle ressent  est surtout psychologique, même s’il y mêle une souffrance physique.
L'humiliation n'est pas une émotion. C'est une blessure à l'amour-propre, plus particulièrement un accroc à l'image que l'on veut donner de soi-même.
L'humiliation nous est infligée par un autre ou par nous-mêmes. Elle est habituellement accompagnée par un sentiment de honte. Elle déclenche souvent de la colère ou de la révolte.

Exemple

Un ou une Maître(sse) ordonnez à son ou sa soumis(e) de baisser sa jupe et de se mettre à quatre pattes au milieu du salon pour recevoir une fessée. Il ou elle est humilié(e) par les mots qu’il ou qu’elle prononcez, par la perspective du déshabillage et de la posture ordonnée, par le contenu enfantin de la menace. Comme l’emprise du ou de la  Maître(sse) est importante, il ou elle sait qu’il lui faut obéir sous peine des plus sévères représailles et, d’autre part, son amour, la vénération qu’elle doit avoir à l’égard de celui-ci ou de celle-ci, lui interdisent moralement de se rebeller. Il ou elle s’exécute donc. L’ordre se réalise.
après l’humiliation des mots, voici celle des actes : vient ensuite une seconde série avilissante. Sous vos claques, il ou elle se sent rabaissé(e) au niveau d’une sale fillette ou d’un sale gamin, il ou elle se sent ridiculement sensible sous la douleur, et parfaitement honteux(se) comble de sa déchéance, le traitement provoque une érection visible ou une excitation certaine.

Sa situation est alors désespérée. Il ou elle comprend sa lâcheté et son impuissance : se révolter montrerait qu’il ou qu’elle n’est pas capable de supporter ce petit châtiment fantaisiste, que le ou la Maître(sse) est trop fort pour lui ou pour elle. Désobéir franchement l’exposerait à des traitements encore plus douloureux, ou la forcerait à renier l’affection qu’il ou qu’elle vous doit autant que celle que le Maître(sse) lui accorde. C’est tout l’intérêt du procédé humiliant : le fait d’accepter une seule fois vos caprices le rend coupable, à ses yeux, de faiblesse, et s’il ou elle est coupable, il est naturel qu’il ou qu’elle soit puni(e).

En obéissant au ou à la Maître(sse), le ou la soumis(e) n’accepte pas seulement d’exécuter un certain ordre, il ou elle accepte virtuellement d’obéir à tous les ordres futurs et chaque geste d’obéissance sous–entend qu’il ou qu’elle obéira encore et encore, toujours plus docilement.

Attention, cette escalade due à l’humiliation ne doit jamais être la seule. La domination est un phénomène complexe qui demande d’agir simultanément sur plusieurs niveaux : un ou une soumis(e) que le ou la Maître(sse) ne ferait qu’humilier aurait vite le sentiment que le ou la Maître(sse) le ou la méprise réellement et qu’il ou qu’elle vous est indifférent(e). Par contre, l’attention cruelle que le ou la Maître(sse) lui portera en le ou la suppliciant le ou la rassure, car il ou elle prenne alors un certain plaisir grâce à ou à elle. Son asservissement prend donc une signification précise.
Alors que la joie d’humilier et d’avilir dresse une frontière infranchissable entre le ou la Maître(sse) et son ou sa soumis(e), une flagellation donnée avec enthousiasme renforce la sympathie de l’un et le respect de l’autre…

Humiliations verbales

Elles n’auraient aucune efficacité si elles n’étaient pas ponctuées de contraintes et de châtiments, de supplices et d’autres humiliations plus tangibles. Pourtant leur importance est grande car les mots que vous répétez sans cesse, ceux qu’il ou qu’elle doit vous adresser régulièrement asservissent peu à peu l’esprit, tout comme l’usage de fouet habitue le corps à se soumettre.

Vos paroles

Le ou la Maître(sse) utilisera fréquemment la moquerie. Il ou elle exprimera sincèrement ses impressions devant le spectacle cocasse que le ou la soumis(e) ne manquera pas de lui offrir parfois… Il ou elle le ou la raillera sur les défauts qu’il ou qu’elle se reconnaît, en fonction de ses convictions : l’effet n’en sera que plus intense.

Le ou la Maître(sse) pourra aussi employer les insultes à condition qu’elles soient au moins particulièrement justifiées et qu’elles se réfèrent au même code moral que le sien. Rien n’est plus néfaste qu’une insulte gratuite, sans rapport avec la situation du moment. Pour porter, l’insulte doit être contraire à ce qu’il ou qu’elle juge noble, mais également contraire à ce qui peut plaire au ou à la Maître(sse).

La gamme la plus intéressante d’humiliations verbales concerne sa soumission elle-même.
Chaque fois qu’il ou qu’elle se plie devant le ou la Maître(sse), celui-ci ou celle-ci doit le lui faire remarquer, décrire longuement sa complaisance, en déduire le besoin qu’il ou qu’elle a d’être dominé(e)… en particulier, après un châtiment, et avant d’infliger le supplément, le ou la Maître(sse) le ou la félicitera d’avoir bien supporté sa punition (si c’est le cas, évidemment), puis il ou elle lui exprimera le regret de devoir lui infliger quelques tourments supplémentaires pour le ou la rendre meilleur, parce qu’il ou  qu’elle en a besoin, etc. Si il ou elle ne proteste pas, il ou elle reconnaît ainsi le bien-fondé des paroles du ou de la Maître(sse), de sa servitude et du surplus de punition qui va suivre, et si il ou elle proteste, il ou elle s’expose à une correction encore plus rigoureuse.

Ses paroles

Elles devront toujours être claires et respectueuses, comme une sorte d’hommage. elles seront souvent humiliantes, surtout lorsqu’elle devra reconnaître à voix haute qu’elle appartient corps et âme au ou à la Maître(sse), qu’elle est indigne de l’attention que celui-ci ou celle-ci veut bien lui porter, qu’il qu’elle est heureux d’être aux pieds et de lécher la semelle des chaussures…
Dans le même état d’esprit, à la moindre occasion, vous lui ferez avouer ses fautes ainsi que la légitimité du châtiment qui le ou la menace, le ou la Maître(sse) le ou la fera vous remercier du châtiment reçu, etc.

Ainsi, toutes les paroles prononcées durant les séances de dressage, et même souvent en dehors de celles-ci, viseront toujours à cristalliser la condition servile du ou de la soumis(e). Inutile de sombrer dans le bavardage : un mot particulièrement offensant cinglera d’autant plus le ou la soumis(e) qu’il sera lâché au milieu d’un long silence. D’ailleurs, un ou une Maître(sse) n’a pas à faire la conversation à son ou sa soumis(e) bien qu’un papotage, moqueur et exubérant puisse amener d’excellents résultats.

Ne négligez jamais ces possibilités verbales : elles permettront au ou à la Maître(sse) d’humilier son ou sa soumis(e) où qu’il ou qu’elle se trouve, plus ou moins discrètement, selon que l’entourage puisse partager ou non le sel de la chose.
Qu’il ou qu’elle l’insulte ou exige de lui ou d’elle d’avilissants
aveux, votre esclave s’imprégnera ainsi de son insignifiance.




Article ajouté le 2007-06-09 , consulté 203 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Pratiques "

Retour aux articles